L’Ayurvéda ou « science de la vie » a son origine en Inde dans la vallée de l’Indus durant la période antique allant d’environ 2000 ans avant JC jusqu’au VIème siècle avant JC. Cette période se nomme l’Age Védique. Ce sont les Rishis, grands sages, qui reçurent cette connaissance durant de profondes méditations dans le but d’aider les hommes à se libérer de la souffrance et à vivre en harmonie avec la nature.
Les Védas (textes regroupant les connaissances de Rishis) remontent à plus de 5000 ans. Au nombre de quatre (Rig-véda, Ayur-véda, Atharva-véda, Sama-véda), ils sont le germe de la médecine ayurvédique. Ces connaissances ont été transmises de façon orale au fil des siècles avant d’être rassemblées et transcrites il y a plus de 3000 ans sous forme d’hymnes, de formules, de chants.
Les enseignements étaient dispensés de maître à disciple sur de nombreuses années. L’élève vivait chez le maître dès son plus jeune âge. Il participait à la vie quotidienne, faisait le ménage, cueillait les plantes, préparait décoctions, mélanges, potions… Il étudiait les textes fondateurs, le yoga, la méditation, les principes de vie. Une fois tout ceci intégré et vécu, l’élève était prêt à devenir à son tour médecin ayurvédique.

L’Ayurvéda est passé par plusieurs stades de développement. La notoriété qu’il a acquise en Perse lui doit d’avoir été étudiée avant la formation de la médecine arabe. En effet, une version persane de la Charaka Samhita a été traduite en arabe par les premiers califes au VIIIème siècle.
C’est surtout dans les contrées où la culture indienne a été introduite avec le bouddhisme qu’il a eu le plus de succès (en Asie centrale, en Chine, Au Japon).
Au Tibet, de nombreux traités ont été traduits du sanskrit en tibétain. L’Ayurvéda a fourni à la médecine tibéto-mongole l’essentiel de ses bases théoriques et pratiques.
Au début de l’ère chrétienne, l’Ayurvéda se répand en Birmanie, en Asie du sud-est où il reste profondément ancré encore de nos jours.
Jusqu’à la fin du XVème siècle, il n’y eu que peu de contact entre l’Inde et l’Europe. Un des premiers médecins européens à se rendre en Inde fut le portugais Garcia de Orta qui arrive à Goa en 1534 et qui y resta jusqu’à la fin de sa vie. Il pratiqua l’Ayurvéda et le recommanda à des patients sans jamais l’exporter en Europe.
L’arrivée des anglais et la colonisation favorisèrent dès lors la diffusion de la médecine moderne occidentale. Mais la médecine traditionnelle ayurvédique conserva toujours un important crédit auprès de la population indienne et au-delà. Si les médecins occidentaux sur place s’intéressaient pour la plupart à cette science, aucun ne ramena ce savoir en Europe dans le but de le pratiquer.

L’Occident fut effectivement très réfractaire envers l’Ayurvéda, la qualifiant de « sous-médecine » ; Ainsi, l’ouverture à cette science (considérée officiellement comme science alternative par l’Organisme Mondial de Santé) fut tardive mais aujourd’hui, force est de constater que les pays occidentaux comme les États-Unis, la France et l’Angleterre sont d’importants nouveaux foyers de développement de l’Ayurvéda.

Sources : ayurveda-prana.fr ;  esprit-ayurveda.fr